El-Hadi

El-Hadi
J'suis l'homme idéal pour celle qui m'acceptera comme je suis
Le passé construit les mère de demain les hommes d'aujourd'hui
Pur produit du ghetto français j'regarde froidement c'qui me plait
J'le fait même pas exprès mon c½ur sature mon cerveaux
Il s'accru mise mes réactions, j'me mêle les pinceaux
Ainsi qu'les émotions , j'ai retrouvé la notion du bien
Par les chemins du mal j'essaie de trouvé ce qui manque à ma vie
mais seul j'ai du mal
Mes qualité mes défauts me porte ce qui s'aime pour ce qui sont ce supporte
Pas comme une folle qui mais un fou à la porte
Issu des foyers brisés comme le c½ur au visage giflé , griffé
Pour soulager des ranc½urs, des problèmes
Les incompatibles s'accepte pour les mômes,
Comme pauvreté à la promiscuité, sans faire l'aumône
On promet de discuter mais on a trop la haine
Donc on s'insulte autant de fois qu'on se dit je t'aime
Les meufs des cités s'imprègnent du caractère de leurs frères,
Donc leurs maris vont pleurer dans les bras de leurs mères
C'est le bras de fer à la maison ,on s'pousse à bout
L'indépendance a toujours raison et veut pisser debout.
Personne n'est parfait regarde le monde , j'tournerais les projecteurs sur toi quitte a rester dans l'ombre. Façonné par le ghetto et les vises on a besoin d'une meuf cool pas d'une actrice, épargne moi tes caprices. Marqué a vie notre vie est assez révélatrice et tu le ressent quand tu caresse nos cicatrices.

# Posté le samedi 06 octobre 2007 08:49

Modifié le mercredi 18 mars 2009 06:39

Rohff - Du fond du coeur

Rohff - Du fond du coeur
Au clair de la lune, ha ha ha... ma chandelle est morte.
J'ai fait pleurer ma plume, car la douleur était trop forte, cousin.

Du fond du coeur en toute sincérité, à bon entendeur j'dédie ces vers aux gens conscients d'la réalité.
J'parle d'celle qu'on a vécu, celle qu'on vit, celle qu'on vivra certainement si on survit.
Si tu tiens l'coup, encaisse tout les coup d'la vie, profond dégoût, tristesse qui aliment l'appétit,
L'envie d'réussir, bâtir un truc solide pour l'avenir,
Soulager les peines de ta mère qui s'inquiète que pour ton devenir,
Se repentir, du sens interdit revenir, devenir quelqu'un, pouvoir mourir avec le sourire,
Venir au monde pour en partir, ainsi ça n'a aucun sens,
Étions-nous mal partit afin d'mieux finir notre existence ?
La paix de malheur ce doit être en convalescence.
Guérir cent cicatrices d'un bonheur qui lui apaise ta conscience.
Sèche tes larmes fatales toutes les vies ont la prudence,
Ou noie ton mental dans la défonce pour t'éloigner d'tes chances, d'tes rêves.
Faut qu'j'me relève, faut qu'j'tourne la page pour ma propre délivrance,
Parce qu'au fond j'me sent pris en otage par la souffrance.
Faut qu'j'fasse ma base dans les pieds d'l'espoir, pour sortir de là,
Faut qu'j'me casse, faut qu'j'laisse des traces qui n's'enlèvent pas à pas.
J'prends le hardcore cette vie comme il vient,
Mais j'ignore totalement comment l'juge y intervient.
J'parviens, à garder la tête haute, pis j'ai pas à m'plaindre par rapport à d'autres,
Parce que par rapport à d'autres j'ai compris plus tôt. Aussitôt, résonne les miens,
Car dans mon ghetto, le bien n'a pas de tréteaux.
Le monde appartient aux gens qui s'lèvent tôt,
Nous on s'lève tard pour prendre c'qui appartient aux gens qui s'couchent tôt.
On a pas l'choix la société en a fait une contrainte,
Pis tu n'es perdant qu'si tu parle trop ou laisse tes empreintes.
Ensemble même plus la craintes, la prison ça fait plus peur,
À l'extérieur ça galère presqu'autant qu'à l'intérieur.
Ca joue sur l'système nerveux, mais à force on s'y habitue.
On deviens d'plus en plus nerveux, féroce, jusqu'à c'qu'on s'tue.
Une autre manière de gâcher ça vie, dans d'mauvaises péripéties,
Qui colorient ton caractère, ton esprit s'endurcit.
Ainsi, tu agis comme tu n'aurais jamais voulu, de fierté tu recule devant rien.
Le mal s'accentue, prend de grande proportion.
Attention dans la rue, y'a des gens sous tension qui discutent plus c'est révolu.
Personnalité superflu dont l'affection a fait abandon.
Sa vit conclu qu'il faut tout niquer avant Armaggedon.
J'demande pardon au tout puissant de ne pas remplir ma mission,
D'en être conscient et sur c'morceau en dégager l'émotion.
Sachez qu'j'fais pas semblant d'être un mauvais garçon,
Sinon ça serait flagrant dans le feu de l'action.
De mes ancêtres à mes parents entouré d'mes frères et soeurs,
La république islamique dans les Comores j'dirais le mythes et ces valeurs.
Comprends pourquoi j'les défendrais jusqu'au bout,
Comprends pourquoi j'préfère mourir debout, que vivre à genoux.
Mon bled les Comores, l'Afrique mon continent,
Ça vient du fond du coeur j'suis pas là pour faire semblant.
On sait c'qu'on veut, on sait où on va, on sait d'où on est, on sait qui on est, et on sait où on est.
J'te dis qu'on sait c'qu'on veut, on sait où on va, on sait où on est, on sait qui on est, on sait qui on naît.
Mon grand père à combattu pour la France, j'en ai eu la nationalité,
Mais quand même nique sa mère la France, où on t'étire les papiers, mais servent pas à circuler en BM.
Franchement j'ai pas d'amour pour ce pays qui nous voit ramper,
Me tremper dans la merde, me pousser au bord du gouffre.
Car je suis d'la résistance ils mettent la pression, afin qu'j'm'étouffe,
Mais j'préserve mon dernier souffle car j'suis un rebelle survivant,
Lutter de l'humour noir reflet du mauvais bon vivant.
Chaque jour un autre jour car j'suis encore vivant,
L'amour m'a rayé d'son parcours j'suis comme un mort vivant.
Je sais qui j'suis d'où j'viens j'en ai l'animal instinct,
Je sais où j'suis où j'vais j'essaie d'conjuguer mon destin.
On devine pas c'qu'il nous réserve mais tout d'même j'conserve ma dignité, me contente de jouer en réserve.
J'suis pas des sélectionnés, mais des grands abonnés, la vie en citée, condamné pour ramer,
Saigner, s'entre-tuer au lieu de s'aimer, pour que l'état récolte ce qu'il a si longtemps semé.
Parsemé de haine, empoisonne tout une marée humaine, juge par toi-même.
Quand les juges t'emprisonnent c'n'est pas à eux qu'ça fait d'la peine.
J'estime que ces gens là ne sont pas mieux que moi,
Des êtres humains comme moi venus au monde d'la même manière que moi,
La différence c'est qu'ils sont blanc et moi j'suis renoi.
Ils ont la chance de n'pas avoir sauté les mêmes obstacles que moi,
C'n'est pas la même culture ni les mêmes histoires que moi, c'n'est pas la même foi,
Ils croient pas au même dieu que moi, on voit qu'ils mangent pas le même pain que moi,
Parlent pas l'même langage que moi, dégagent pas la même rage que moi.
J'déclare qu'jusqu'à la mort j'vous f'rais la guerre,
À c'que j'sache ce n'est pas Dieu qui bous envoi pour gouverner sur Terre.
De plus vos systèmes halam influent sur mon bien-être,
J'pourrais jamais être honnête tant qu'vous rest'rez malhonnêtes.
C'est clair et net esclave de personne j'ai pas à m'soumettre,
Héalabi m'a pas fait naître pour qu'j'devienne votre marionnette.
J'triche dans votre jeu, faut des sous pour s'casser d'ici, si d'ici là j'décède,
J'tiens à c'qu'on m'enterre pas ici mais on m'enterre auprès d'mes ancêtres dans mon bled, mon village.
Ceux qui m'aiment ne pleurez pas car j'n'étais que d'passage.
Dans c'monde, tu réalis'ra à quel point j'étais un sacré bonhomme,
J'suis toujours brave, régulier, jusqu'à c'que mon heure sonne.
J'suis arrivé seul, et mon départ s'fera seul, seul,
Le tout puissant sait quand comment mon âme décollera du sol.
Issus des maisons d'taule de Ganidja, j'rêve de mettre fin à ce cauchemar sous un parasol,
Qui cache nos bagnoles de la misère qui nous colle, à la peau.
Le ghetto là ou tu jongle avec ta place en taule. Rabza négros tous dans les halls,
C'est la règle la bas tousse tous picolent. La réalité ça craint mais tous on en rigole.
On cherche le pactole pour changer d'protocole, échanger les rôles,
Que les riches deviennent pauvres ce s'rait drôle. (ha ha ha...)
Ici les choses s'ressemblent, l'illusion du passé s'ressent.
Pour toutes les générations sacrifiées j'représente.
Au m.i.c j'balance mon inspiration d'l'atmosphère.
Ca m'concerne, j'rap de conspiration avec mes frères.
K'1 Fry Mafia Comoria équipe sans pitié, la tienne devant la mienne c'est même pas trois quart d'la moitié.
J'rend mes amitié, à mes potos, la famille, et j'ai c'qu'i' faut pour les fachos et les ennemis,
Les médisants qui comprennent rien, me jalousent, alors qu'j'ai rien, hypocrites,
Si t'es est un s'te plais évite de m'serrer la main.
Sur le terrain j'suis Rohff, à la fois Housni, si tu veux m'test, d'un seul geste, j't'expliqu'rais ma vie.
Mon réflexe commettra certainement l'interdit, j'me sens tellement gentil qu'c'est toi qui cherche les ennuis.
L'ennemi, ça s'repère pas à la tête mais au regard, j'ai donc contrecarré la méprise même dans le noir.
Si tu fais un sourire laisse moi en rire un rapport, paranoïaque sur les bords, j't'en prie, bienvenue à bord.
Mon bled les Comores, l'Afrique mon continent, ça vient du fond du coeur j'suis pas là pour faire semblant.
J'ai laissé mon stylo pleurer ma haine, les quelques joies,
Les peines, la vertu, le vécu, la mama, les problèmes.
Pour ceux incarcérés victimes du système, pour tout les cousins cousines, les types des HLM.
Appelle ça le blues du ghetto, la Mafia Africaine, dédicace à tous mes potos.
Moi j'vais t'infecter de quoi s'injecter, de tous suspecter,
L'escalade l'échelle de la violence pour c'faire respecter.
C'est pas pour m'la raconter, mais j'suis en place à n'importe quelle heure,
J'suis une fierté qui sait comment motiver ma peur.
D'la pure sensation qui prend tout être humain,
Si t'as pas peur c'est qu't'as pas d'coeur dans l'corps, tu dois être Martien.
Tu crois p't'être qu't'es l'homme le plus hardcore du monde.
A l'heure qu'il est, tu prends tes rêves pour une réalité mais dans ton rêve tu vas t'faire en...
Entre donc dans rien si t'as eu l'respect s'esquive la colère.
Pendant qu'derrière ton vice ton aspect j'risque de tout foutre en l'air.
Mauvais présage comme un éclair, mes nerfs lâchent,
Ça dégénère comme l'orage qu'arrive éclair d'abord un démarrage.
J'ai la rage, mais un coeur.
Clin d'oeil, à ceux qui en ont, les cas sociaux qui gambergent et qui savent où ils vont.
Moi j'm'adresse aux vrais bonhomme j'm'en moque des imitations,
Ces cons qui vivent que pour la réputation.
Mes rimes émergent du bon, malgré qu'le mal en fait sous l'son.
Dévierge l'insensibilité, fait preuve de réflexion, une forte personnalité,
J'ai des défauts mais tout d'même des qualités.
J'ai appris qu'la force de l'homme n'était pas du physique, mais d'la vertu ou d'la moralité.
Parce que des fois on est tellement dégoûté,
Qu'on s'laisse emporter et plus rien peut nous arrêter.
Sache qu'après c'que t'auras fait tu vas r'gretter. Dis-moi gros, ça t'est pas d'jà arrivé ?
La vie elle est dure t'as vu, mais faut s'adapter hein !
Faut plus qu'j'sois en échec, faut qu'j'blanchisse mon cash, signe des chèques, hein !
Trouver l'âme-soeur, pleurer propre, hechek hein !
Dédicace à toi qui m'écoute là, toute ta mi-fa, sache mon coeur t'a mit la hagla, autant qu'la habla !
J'suis un mec de rue qu'est là pour honorer les siens, générations confondues, du plus jeune aux anciens.
Ils ont d'la peine pour nos frères et soeurs qui purgent des peines,
Parce que quand i' r'viennent c'est toujours la même, rengaine.
C'est grave comme le système nous ken, faut qu'on trouve une solution à nos problèmes, quoi qu'il advienne.
Pour ta gouverne, j'envisage de retourner dans mon pays,
Pour m'décrasser, purifier l'esprit, parce que la France m'a façonné,
M'a nourri de beaucoup trop de mal, beaucoup trop de haine, m'a pourri.
Pour tout ceux qui s'trouvent dans l'même cas que moi, pour ceux qui souffrent plus que moi, dédicace à toi.
Tout ceux qui sont parti, qui ont franchi le seuil de l'extrême. Inch'Allah pour l'paradis.
Moi j'vois loin, j'vois trop loin. Ecoute-moi bien cousine, cousin. J'suis pas là pour faire semblant, écoute...
Comme chaque chose arrive à son terme, il est temps que mon récit en fasse de même.
Soit hardcore pour oim, apprécie cette musique, ce thème, que ta conscience, s'en serve de lanterne...
C'est toute l'amertume, la misère, qui coule dans mes veines,
Me consterne, appelle ça le blues, des citées HLM...
Dédicace à la Mafia Africaine... à Lasso... MS, Mista Flo...
Tous mes frères victimes du système... De fleury, Nanterre...
Bois d'Arcy, Frêne, les promène, hun !... Mes deux p'tits frères...
Jaloud et Ibal, je vous aime de tout mon coeur... Ma p'tite soeur...
ma perle, ma princesse... Samira...
Aux zaringo... à ma mère... seule maison de ma peine... que j'ai tant fait pleurer...
Excuse-moi... j'regrette... Du fond du coeur... Je t'aime... J'vous laisse...
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# Posté le vendredi 03 avril 2009 16:35

Moi

Moi
Je vis chaque jour de ma vie comme si c'était le dernier
J'remercie la zermi d'avoir fait de moi ce que je suis
Avec tout ce que mon coeur aime et tout ce qui me réjouit
Tout ce qui me donne envie, ce qui m'attache à la vie
Tout ce qui fait garder la foi et supporter la survie
Tu peux recompter les jours vécus, t'en es la somme
J'suis là pour braver les épreuves et la mentalité de l'Homme
Tantôt on est fort, tantôt on faiblit
Tantôt on se souvient, tantôt on oublie
Cousin, demain c'est aujourd'hui
En attendant le jour J
Ou tu me verras plus que sur un poster devant des bougies
J'espère tu garderas des bons souvenirs de moi
Si j't'ai fait du mal ou du tort excuse moi
Sincèrement, j'suis là pour exister du mieux qu'j'peux
J'travaille sur moi même pour résister les tentations du Feu
Personne n'est parfait, tu le sais
J'arretrais pas de te conseiller même si j'fais pas mieux, je le sais
Le temps passe et j'peux pas le retenir
Trop de coeur, trop de nerfs, et j'arrive pas a me contenir
des personnes me font souffir, je sort d'elle
J'suis pas heureux moi, bref c'est personnel
C'est mon destin, j'l'accueille les bras ouverts
Le monde m'a pourri la vue, pour ça que j'regarde de travers
J'suis blazé de tout et j'kiffe peu de choses
J'me passe d'une femme, la passion fane comme une rose
Envie de tout plaquer comme Kayna Samet
A découvert de hassanats, faites une doua pour que ça m'aide
Je sais que Dieu a prévu un truc pour moi
Et quand j'vais mourir
Je sais que j'vais rien comprendre
J'vais rien voir venir

# Posté le mardi 29 mai 2007 16:23

Modifié le mardi 17 mars 2009 17:06

Kery James - J'ai mal au coeur.

Kery James - J'ai mal au coeur.
Ceci c'est pour nos reufs incarcérés
La liste est longue et vous l' savez
Au fond où la France n'est qu'illusion
Rappelle bien aux miens qu 'cela part d'un bon sentiment
Plus de quoi de tentative d'évasion
Victimes de décision qu'on a eu à prendre trop tôt
Notre vie c'est: l'éternelle conquête du respect
C'est côtoyer la violence dans tous ses aspects
On cherche en vain la recette du bonheur
Victimes d'une vie qui nous satisfait pas
J'ai mal
J'leur rends hommage
Là j'exprime ma rage.

J'ai mal au coeur quand j' pense à mes frères qui sont en prison
J'leur rends hommage
Et là j'exprime ma rage
Contre un système qui trace nos vies
Délimite nos limites
Nous font plonger puis remonter à la surface
Selon leur gré, selon leur bon vouloir
Abus de pouvoir sur les trottoirs
Nos frères noirs savent ce que c'est d'être noir
Avoir la poisse qui t' colle à la peau
Negro, fier de l'être
Comme si tu me colles une étiquette
Tu m' parles de cage, gloire, soleil et taspés
à l'ombre, matricule et maté enculé
Comme dit Mourad, les élus ont une clé
Pas les clés d'un coffre-fort
Mais les clés de la vérité
Dois-je penser que tout c' merdier fut manigancé,
Prémédité, financé par de hautes autorités
T'enfermer n'est qu'un moyen comme un autre
Quand ça chiffre au milliard
Faut surtout pas que tu te vautres hein !
Moi j' sais pas c' qu'ils trafiquent là-haut
Mais vu qu' j' suis pas chez moi
J'sais qu' j' devrais sauver ma peau
Negro, je sens la différence dans leur regard
Puis ils croisent la même haine dans mon regard
Bâtard !
La France resserre l'étau,
Dans ta vie de tous les jours
Tu peux ressentir l'embargo,
Les journaux sont salis de manière stratégique
Y'a les médias, danger ! La situation critique.
J' t' explique, la fin, arriver à leur fin
Tous les moyens sont bons,
Quitte à t' laisser crever comme un chien
Ils bouffent du caviar aux portes des démunis,
Et ils croient dur comme fer égaler les États-Unis
Et on demande à nos frères de rester sage
Mais l'image qu'on nous renvoie d' la vie
N'est pas celle du ghetto français
Et si tu baisses les bras, acquiesces et acceptes
Combien d' temps, avant d' te foutre une balle dans la tête.

J'ai mal au coeur quand j' pense à mes frères qui sont en prison
J'leur rends hommage et là j'exprime ma rage
Lève toi, garde le bras en l'air,
Manifeste toi si tu veux l' faire
Pour tous mes frères qui sont en prison,
Qui sont les prisonniers des murs de béton
Réveiller les consciences
Quand le Sheitan mène la danse
Lève toi, garde le bras en l'air,
Manifeste toi si tu veux l' faire
Pour tous mes frères qui sont en prison,
Une nuance demeure mon coeur
Je pense à mes frères et soeurs incarcérés
Ceux qui ont frôlé la justice, qui n'ont plus droit au pardon, j'ai mal ...

J'ai mal au coeur quand j' pense à mes frères qui sont en prison,
Et Dieu veut qu'à cette heure j' n'ai pas mis les pieds en prison.
Qu'il m'en préserve, qu'il me protège
Du mauvais oeil du système et de ses pièges
Ceux qui siègent en haut
Savent à quoi je fais allusion,
L'intégration à leur nation, une illusion.
Car ils ont arbitrairement fixés les règles du jeu,
Soit tu marches comme ils l'entendent,
Soit tu n' fais pas long feu.
Et en France tes chances de progression sociale sont presque nulles
Plus t'es parti du bas, plus d'obstacles s'accumulent.
Suivre des études en famille nombreuse
C'est deux fois plus de courage,
Deux fois moins de distraction
de rage on comprend pas à tout âge
Mais ici tu payes de ta vie les erreurs du jeune âge
Et au passage dédicaces à Mista et
Puis à chaque frère autour de moi ayant connu le milieu carcéral.
Sachez isolés, prisonniers, des murs de béton.
Dehors ou dedans, pour nous c'est la même,
Dedans on rêve d'être dehors,
Dehors on veut nous foutre dedans.
Parce qu'en fait de ce système
Nous recherchons l'évasion.
Nous nos rêves, on rêve d'enfreindre leurs lois,
De les contraindre à nous écouter.
De l'atteindre comme Mesrine l'a fait.
Et si tu l' fais sois décidé car ils te tueront,
N'attendront pas que tu sois décédé mais t'assassineront.

J'ai mal au coeur quand j' pense à mes frères qui sont enfermés
Sachez que j' viens tchatcher d'une réalité,
Lutter pour leur liberté.
Réveiller les consciences
Quand le Sheitan mène la danse
Et j' pense que si nos danses
Sont trop violence et souffrance
C'est qu'au fond on est tous battu par cette France
Où nuance demeure ... mon coeur
Quand j' pense à mes frères et soeurs incarcérés, j'ai mal
J'ai mal au coeur quand j' pense à mes frères qui sont enfermés
Sachez que j' viens tchatcher d'une réalité,
Lutter pour leur liberté.
Réveiller les consciences
Quand le Sheitan mène la danse

J' n'ai jamais pigé
Comment j' pouvais être jugé
Par un homme, un être humain comme moi qui lui même a pêché
J'vise ce genre de bâtard
Qui pense que j'ai ma place à l'ombre
Les avises qu'à mon égard
Ils ont leur place dans leur tombe.
Mais de quel droit ton devoir est de me juger,
Décider de m' priver d' ma liberté
Alors qu' ton système
Chaque jour de ma vie m'a poussé à l'extrême
Pour sûr à ton visage blême
J'ai lu l'emblème de la droite extrême.
L'extrême prévenu,
La liste des détenus, prévenus
Continue, en rien tu n'atténues
La venue du sang dans tes avenues.
Ta justice s'achète, se traite et c'est reconnu
Ton impartialité elle n'est pas toujours malvenue.
Pour ceux qu' ça soulage
De savoir mes frères en cage
La justice on fout ... chacun sa voie.
J' rappellerai que personne n'est à l'abri
D'la son-pri,
Commets une seule erreur et le système t'auras aussi
Pour avoir renversé un môme, tué l'amant d' ta femme,
Avoir fui quand ton voisin de pallier vivait un drame
Avoir fui quand ton voisin s' faisait découper à coup de lame,
Ne pas avoir donné l'alerte lorsqu'il neutralisait l'alarme.
Y'a tellement d' choses injustes qui peuvent t'arriver
Comme d'être incarcéré pour un crime que tu n'as pas commis
A ceux qui prônent la dureté pénale
C'est tout c' que j' souhaite qu'ils s' retrouvent devant le tribunal
Qu'enfin ils regrettent, qu'ils manquent à leur famille
Et que leur famille leur manquent,
Qu'ils ressentent enfin ce manque
Lorsque ta parole devient lente.
Et qu'ils aient mal,
Mal tout comme j'ai mal
Au coeur quand j' pense à mes frères qui sont en prison.
J'ai mal au coeur quand j' pense à mes frères qui sont en prison
J'leur rends hommage
Là j'exprime ma rage

Lève toi, garde le bras en l'air,
Manifeste toi si tu veux l' faire
Pour tous nos/mes frères qui sont en prison
Qui sont les prisonniers des murs de béton
Ceux qui ont frôlé la justice et n'ont plus l' droit au pardon

J'ai mal au coeur quand j' pense à mes frères qui sont enfermés
Sachez que j' viens tchatcher une réalité,
Lutter pour leur liberté.
Réveiller les consciences
Quand le Sheitan mène la danse
Et j' pense que si nos danses
Sont trop violence et souffrance
C'est qu'au fond on est tous battu par cette France
Où nuance demeure mon coeur
Quand j' pense à mes frères et soeurs incarcérés, j'ai mal.
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# Posté le jeudi 02 avril 2009 17:03

Modifié le vendredi 03 avril 2009 07:12

Elias

Elias

# Posté le samedi 27 mai 2006 08:43

Modifié le samedi 06 octobre 2007 08:52